Supply Chain Event 2016

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Supply Chain Event
Flux tirés, flux poussés, bien plus complémentaires qu’opposés

Animée hier matin par Pierre Fournet, le Président de la société de conseil Leon, la deuxième table ronde de cette édition 2016 de Supply Chain Event (Porte de Versailles, 22-23 novembre) était intitulée « Flux poussés versus flux tirés ».

Faut-il toujours s’appuyer sur les principes du flux poussé dans un environnement changeant ?
Le processus S&OP (flux poussés) est-il toujours adapté ou faut-il changer de paradigme et mettre en place une Supply Chain basée sur les flux tirés ?

« Outre un gain qui peut s’élever à plusieurs mois de stocks, le processus S&OP établit une meilleure communication entre tous les services de l’entreprise » convient le consultant Paul Anseau, DG de BFC Consulting, qui insiste tout de même sur le fait que la démarche n’est pas neutre en termes de montée en maturité et nécessite de s’inscrire sur une trajectoire qui prendra au moins deux ans. C’est à peu près la durée qu’il a fallu au groupe Comap Moral pour mettre en place son processus S&OP. Avec à la clé la baisse d’un mois des niveaux de stocks tout en améliorant les taux de service. Ce qui n’empêche pas Patrick Truyé, Directeur Supply Chain Achats et Informatique de Comap Moral, d’avoir lancé récemment un pilote pour tester le concept des flux tirés, pour gagner encore davantage sur les stocks. « Nous en sommes à la phase d’analyse des articles éligibles, c’est-à-dire ceux dont les délais de production sont très souvent bien supérieurs au délai de distribution ou au délai de livraison et ceux dont lot de production est très supérieur à l’unité consommateur.

Ce peut être aussi les articles les plus prédictibles ». « Il n’y a pas de raison d’opposer les deux car même quand on est en flux tirés, à un moment donné dans la chaîne, le flux est quand même poussé » est intervenu Jacques Fougerousse, Directeur Supply Chain Internationale chez Showroomprivé. « On aura beau fabriquer un fauteuil en cuir à la demande, ce n’est pas pour cela qu’on va aller tuer la vache pour chaque client » a-t-il ajouté. « Toute la question est de savoir où l’on place ce point de découplage et on peut avoir une succession de flux tirés et poussés ». « Les deux qui s’opposent ? Sûrement pas, ils doivent cohabiter l’un après l’autre dans un flux global » a-t-il conclu. JLR

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Supply Chain Magazine | Novembre 2016
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